Les arthropodes ou insectes sur le Grand Lyon

2  Les arthropodes ou insectes nuisibles sur le Grand Lyon

 

2.1  Généralités su les arthropodes

 

Ils constituent de loin, la majeure partie des êtres vivant sur Terre, au point qu'il reste à découvrir davantage d'espèces que celles déjà connues. Par leurs rôles de décomposeur, de faiseurs de sol et de pollinisateurs, ils sont des maillons indispensables de l'écosystème terrestre. Leur disparition ou leur prolifération anormale, sont des indicateurs de déséquilibre écologique.

 

Le terme arthropode peut se traduire par pied articulé et désigne les invertébrés situés entre les vers et les molusques, dont le corps est constitués de segments (ou métalères), ou d'anneaux (ou somiyes), qui sont articulés et plus ou moins distincts.

 

Leur embranchement distingue 4 classes :

- Les chélicérates (arachnides, acariens, mérostomacés) : 8 pattes

- Les crustacés :le plus souvent 10 pattes

- Les insectes (de loin les plus nombreux) : 6 pattes

- Les myriapodes : "1000 pattes"

 

Puis des ordres, des familles, des gentes et des espèces. La taxinomie (le classement) des arthropodes est une science ardue qui dépasse l'objet du présent guide, aussi nous ne détaillerons pas d'avantage ce sujet, puisque seules quelques dizaines d'arthropodes, essentiellement des insectes, nous intéressent.

 

Tous les arthropodes ont un point commun

- Un système tégumentaire, constitué d'un squelette externe (ou exosquelette), nommé aussi cuticule, composé essentiellement de chitine (une matière rigide et très résistante), et présentant des segmentations plus ou moins nettes, permettant de distinguer:

o  La tête

o  Le thorax  (ou un céphalothorax chez les arachnides) 

o  L'abdomen

- Un système nerveux constitué d'une double chaine ganglionnaire ventrale ou d'un double ganglion céphalique ou cerveau. De chaque ganglion partent des nerfs vers les organes et s'il y en a , vers les poils des pattes et antennes, qui sont dit alors sensoriels.

- Un système musculaire, constitué essentiellement de muscles srtiés, qui se divisent en fibrilles d'un millième de millimètre. Les pattes et les ailes, quand il y en a, sont les plus musclé. Au sol la plupart des arthropodes sont capables de porter ou tirer/pousser plus d'une dizaine de fois leur propre poids.

- une système circulatoire ouvert et lacunaire, constitué d'un gros vaisseau dorsal dont certaines parties élargies et munies de fentes d'ouverture (ou ostioles), se contractent pour pulser l'hémolymphe (le sang) vers la tête et les organes, contenues dans une poche nommée hémocoele.

- Un système respiratoire dépourvu de poumons et contitué de trachées se divisant en fines trachéoles (et de poches pour les insectes volants), qui oxygène directement les organes et débouchent sur les stigmates de l'exosquelette. Avec ce type de respiration, asphyxier un arthropode n'est pas évident.

- Un système digestif, constitué d'un unique tube, dont des renflements (ou glandes) font office de pharynx, oesophage, jabot, estomac, gésier et intestin. Noter que certains arthropodes font partis terminale de l'intestin enduite de chitine, ce qui peut annuler l'action de certains insecticides d'ingestion. Par excrétion direct avec biotransformation (charançon du blé par exemple).

- Un système buccal adapté à leur régime alimentaire: mandibules (parfois dentées) pour broyer, chélicères pour pincer-piquer, rostre, suceur, trompes pour piquer-sucer, "langues" palpeuses....

Pour beaucoup des appendices pairs articulés :

o Ailes

o Pattes

à Pièces buccales supplémentaires.

- Un cycle de croissance, marqué par des mues (car l'exosquelette rigide ne peut pas grandir) , ou des métamorphoses. Il est distingué les cycles :

o Incomplet : 3 étapes de vie : développement des larves (ou nymphes) depuis l'oeuf, qui grandissent vers le stade adulte en plusieurs mues.

o Complet : Quatre étapes de vie : oeuf, larve, cocon ou pulpe (métamorphose) et imago (adulte).

 

 

 

2.2  Les sens de arthropodes

 

2.2.1  La vision

 

Pour les arthropodes qui ont des yeux, elle est le fait d'yeux simples (ou ocelles), qui captent seulement l'intensité de la lumière (pour se situer et se diriger par rapport au soleil), ou d'yeux à facettes (jusqu'a25 000), qui sont des capteurs de lumière et permettent la formation d'une image imprécise. 

 

Les arthropodes sont sensibles à la lumière polarisée et distinguent particulièrement la jaune, le bleu et l'ultra-violet. Le rouge n'est généralement pas perçu par les arthropodes diurnes. Beaucoup perçoivent les mouvements à 200 image/seconde (18 pour les hommes), ce qui permet de déduire que la vision des arthropodes est plus apte à la perception des mouvements que des images.

 

Certaines femelles émettent de la lumière (lucioles, vers luisants...) afin d'attirer un partenaire en vie de reproduction. Les mâles de l'espèce ont donc la vision conçue pour caper ce signal lumineux.

 

 

2.2.2  L'odorat

Celui des insectes est le plus sensible du monde animal, puisque certains individus perçoivent des signaux olfactifs à des dizaines de kilomètres. Il procède principalement des antennes et de poils fixes (ou sensilles), est ultra spécialisé et sensible aux phéromones. Pour autant qu'il soit comparable à l'odorat des vertébré, ce système olfactif fait de la stricte analyse chimique et pas olfactive au sens ou nous l'entendons, nous humains.

 

 

2.2.3  Le goût

Li est séparé de l'olfaction et n'est pas présent chez tous les arthropodes. Ce sont des poils fixes qui font office d'organe de goût. Bien que souvent présents sur les antennes, certains arthropodes ont des organes ailleurs. Les mouches par exemple, l'ont dans les pattes et d'autres autour de l'appareil de ponte, si celle-ci dépend des conditions précises (autres insectes, matériau ou végétal spécifique....)

 

Le toucher procède des antennes et poils sensoriels et capte surtout les mouvements d'air et les vibrations. L'extréme sensibilité des poils sensoriels des pattes et des antennes permet aux arthropodes  de se situé avec précision dans l'espace. 

 

 

2.2.4  L' Ouïe

Elle est l'apanage que d'une minorité d'arthropodes et encore n'est elle sensible qu'à certaines fréquences bien précises : Les grillons sont bien connus pour user de la chose. Les organes auditifs peuvent être des antennes, des poils sensoriels (ou sensilles) ou des bésicules auditives, situés en différents endroits de la cuticule ou dans les pattes.

 

 

2.2.5   La communication

Chez les arthropodes, bien qu'elle soit donc parfois sonore ou visuelle, notamment pour les phases  de reproduction, ce sont surtout des phéromones qui sont utilisés.

 

Les phéromones sont des substances chimiques, liquides émises par la plupart des animaux et certains végétaux, et font offices de messages entre individus d'une même espèce. Pouvant donc sécher et s'évaporer, la trace laissé par la phéromone a une durée limitéé. Pour les arthropodes, il est connu des phéromones :

- D'agrégation : qui permettent aux abeille, fournis, punaises et blattes, par exemple de se trouver et se regrouper en famille.

- De piste : déposées sur leur chemin par les fourmis et blattes, par exemple, elles permettent de marquer des pistes vers de la nourriture.

- D'alarme : émise lors d'une situation dangereuse, elles provoquent la dispersion des arthropodes grégaires, ce qui permet à certains individus d'échapper, par exemple, à l'insecticide.

- Sexuelles : émises par des femelles fécondables.

 

 

2.2.6   Comment vit un arthropode?

Seul l'instinct le guide, immuablement. Impossible  de savoir s'il éprouve des sentiments, puisque chacune de ses actions est le fuit d'un réflexe provoqué par les évènements de son environnement (dont la perception de phéromones émises par ses congénères). Ce comportement s'apparente  au tropisme des végétaux, qui réagissent à des stimull externes (ex : les tournesols avec le soleil). Un arthropode ne réfléchit donc pas, mais réagit. Il mange de tout ou a une alimentation spécifique. Il ne se déplace et ne communiue q'utile.

 

Lapidairement, un arthropode est une boule de muscles et de nerfs qui réagit en une fraction de seconde à des stimulis. D'un point de vue d'anthropomorphique, il vit donc sa vie en accéléré. Il est ainsi aisé de conclure que le point faible des arthropodes est leur système nerveux. Les stratégies de lutte les plus pertinentes sont celles qui visent à le perturber.

 

 

Les espèces courantes d'insectes dans le Grand Lyon

2.3  Les espèces courantes d'arthropodes urbains

 

2.3.1  Acariens

- Ce sont des cousins des archnides puisqu'ils possèdent 8 pattes.

- Ils mesurent en moyenne moins d'un demi-millimère

- Ils ne présentent pas de segments bien visibles.

- Beaucoup deviennent adultes en un mois et vivent 1 à 3 mois.

- Ils prolifèrent dans des milieux

       o  Chaud (20 ° à 32°)

       o Humides (60 à 80% d'humidité)

       o Confiné (Le grand aire et l'altitude les indisposent)

- Leur monde est aussi diversifié que celui des insectes.

- Il reste d'avantage d'espèces à découvrir que d'espèces connues

 

Les acariens domestiques sont essentiellement des :

 

- PYROGLYPHIDES ( dont les dermatophagoïdes qui se nourissent de bouts de peau, cheveux, ongles....) qui sont présents dans les poussières domestiques et moisissures.

- GLYCYPHAGIDES, attirés par les aliments (grains, farine, fruits....) . Ils sont aussi appelés acariens de stockge. Les plus souvent sont Acarus siro (Le ciron), Pidoglyphus, destructor, Tyrophagus putrescentiae.

- Des acariens prédateurs sont communs à ces 2 familles. Ils consomme des oeufs ou larves d'autres acariens ou d'insectes.

 

Leur abondance dans l'habitat moderne s'explique par :

- L'étanchéité quasi parfaite de nos lieux de vie.

- La chaleur et l'humidité qui y règnent.

- Des habitudes d'hygiène qui ont oublié l'aération, notamment des literies.

 

En milieu urbain, les cariens se trouveront dans :

- Les tapis, moquettes et rideaux épais.

- Les literies (il peut se trouver bien plus d'un millier de dermatophagoïde pteronissimus dans un mouton de poussière d'un gramme.

- Les peluches

- Les poussières et moisissures.

- Certains aliments

- Les sachets ouverts d'aliments pour animaux (contamination apportée par les animaux domestiques).

 

Les acariens ne sont pas vecteurs de maladies, mais par leur biologie, leurs déjection et leurs mues, ils accentuent les phénomènes d'allergies des sujets sensibles et dégradent certains aliments. Les phénomènes allergiques, qui se développent généralement à partir de l'automne et dure tout l'hivers, correspondent à des pics de prolifération.

 

 

Blattes

blatte

2.3.2    Blattes

 

2.3.2.1   Généralités

Les blattes :

- Sont des dictyoptères et donc les cousines des mantes religieuses

- Elles sont omnivores à mandibules broyeuse.

- Elles mesurent de 1 à 9 centimètres.

- Elles accomplissent un travail salutaire en recyclant toutes sortes de déchets.

- Elles comptent environ 4000 espèces dans le monde, une vingtaine en europe, dont 6 sont commensales et 3 très communes.

- Elles sont rapides à la course. Les romains les appelaient d'ailleurs cursere.

- Elles font ventre de tout et ne sont pas voraces : Une dizaine de blattes germaniques vivent une semaine en se nourrissant de la colle d'un seul timbre poste, pour peu qu'il y ait à boire à côté.

- Elles ont en effet besoin d'eau et de chaleur.

- Elles sont lucifuges (fuient la lumière) et actives la nuit.

- Elles se réfugient le jour dans les infractuosités, fentes, gaines et fils....

- Elles se déplacent le long des plinthes et des tuyauteries, derrière les meubles....

- Elles peuvent avoir jusqu'a 35 000 descendants par an; Pour un aperçu, mille se cachent.

- Les femelles des espèces courantes portent 40 à 60 oeufs dans une oothèque.

- Elles forment des groupes dans les infestations importantes (phéromones d'agrégation)

- Elles sont dopées par l'électricité et la radioactivité, qui stimulent la production de phéromones sexuelles des femelles (bug des ordinateurs)

- Elles sont hypers réactives et peuvent changer plusieurs fois de directions en 1 seconde.

 

2.3.2.2   Cycle de vie

 

Ca de la blatte germanique, représentative de l'espèce.

- Elles vivent plus de 200 jours.

- Elles passent 16 à 23 jours sous forme d'oeuf et 20 à 130 jours sous forme de larve.

- Son cycle vital, incomplet car sans métamorphose, peut être achevé en 60 jours environ à 27°C et 40% d'humidité

- Elles produit couramment 3 ou 4 générations par an.

- En conséquence, la surveillance et le suivi d'un traitement contre les blattes à plus de 2 mois est conseillé.

 

2.3.2.3   Nuisances

 

Par ordre d'agressivité, les blattes commensales :

- Dégradent la qualité de l'accueil dans les hôtels et les restaurants.

- Elles sont responsables des sinistres dus à des cours circuits éléctriques.

- Elles provoquent des affectations respiratoires.

- Elles peuvent répandre des germes pathogènes dans les aliments qu'elles souillent.

 

Les nuisances les plus fréquentes des blattes sont les dysfonctionnements électriques et la dégradation des conditions de vie, par la contamination de nos aliments.

 

2.3.2.4.1  Blatta Orientalis (cafard)

 

- Elle fait de 20 à 30 millimètres.

- Elle est plus lente que d'autres espèces.

- Elle aime plus la chaleur que les autres blattes

- Elle semble préférer les endroits élevés.

- Elle a un peu moins besoin d'eau que Blatella germanica

Elle vit environ 4 mois

Elle a 12 à 16 oeufs par oothèque.

 

2.3.4.2   Blatta Germanica (Blatte)

- Elle est plus petite que les autres blattes : 15 à 20 millimètres

- Elle est plus prolifique : cycle de 4 mois, au lieu de 7 à 15

- Elle est radiorésistante, d'ou sa présence dans les appareils éléctriques et sa réinfestation rapide des ruines radioactives d'Hiroshima. 

- Elle a d'avantage de besoin en eau que les autres blattes.

- Elle vit entre 4 et 6 mois

- Elle a 1à à 40 oeufs par oothèque.

 

Les puces

puce

 

Elles forment l'ordre des siphonaptères, qui comptent près de 2500 espèces.

Elles mesurent de 1 à 3 millémètres et sont de couleur brun-roux.

Elles sont caractérisées par l'appareil piqueur-suceur des pièces buccale (elles mordent et ne piquent pas leur hôte).

Elles ont de pattes arrières très musclées, qui permettent des bonds de 20 à 70 cms

Elles sont des ectoparasites hématophage (qui se nourrissent de sang)

Elles sont inféodées à un hôte primaire à sang chaud, parfois un hôte secondaire, rarement un hôte exceptionnel.

Elles ont pour hôte principaux les mammifères, surtout carnivores et autres oiseaux.

Elles transmettent des maladies, dont le tiphus et la peste.

Elles sont lucifuges et se confinent dans la journée en des endroits dépouvus de lumière (fentes de plancher, literies, chiffons, fond de tapis et moquettes....) , ou sont pondus les oeufs.

Elles pondent après chaque repas. Jusqu'a 800 oeufs par mois. Ce sont les vibrations, dues à la marche ou au passage de l'aspirateur, qui font éclore les oeufs.

Les puces des oiseaux et des hérissons ont une biologie qui ne leur permet pas d'investir durablement nos lieux de vie.

Les puces commensales sont :

- Pulex irritans, lapuce de l'homme, quasiment disparue du milieu urbain.

- Les Xenopsylla, puces des rats et souris.

- Les ctenocephalides, puces des chiens et chats

Elles ont un cycle incomplet (sans métamorphose) de3 semaines à 30°C à 3 mois à 15°C. A considérer pour suivre un traitement.

Mortalités des oeufs et des adultes sous 0°C

 

Un traitement antipuce du chien ou du chat de la maison chasse des puces de leur hôte primaire, qui se mettent à la recherche d'un hôte secondaire : l'humain. En conséquence, un traitement antipuce en milieu domestique doit toujours être global : Locaux et animaux familiers.

Les punaises

Punaise de lit

 

- Ce sont des hétéroptères, dont il est compté plus de 30 000 espèces.

- Les cimicidae (plus ou moins 100 espèces) sont hématophages et parasitent mammifères et oiseaux.

- En milieu urbain, ce sont principalement les chauve-souris, hirondelles et pigeons qui sont hôtes primaires de punaises qui leur sont inféodées.

-Cimex columbarius (pigeon) et cimex hemipterus (volaim et chauve-souris) ont l'homme comme hôte secondaire.

- Cimex lectularius, la très répandue punaise des lits, est inféodée à l'homme.

- Elle n'est pas cevtrice de maladies, mais ses morsures sont irritantes.

- Elle mesure 4 à 7 millimètres, pour 1 millimètre d'épaisseur à jeun. 

- Elle est de couleur brune à neige.

- Elle peut multiplier son poids par 7 avec le sang absorbé. Un repas dure 10 à 15 minutes.

- Elle vit jusqu'a 18 mois

- Elle peut rester à jeun plus d'un an et est alors toute plate et grise et ressemble et ressemble à un gros confétti

- C'est une dimorphisme sexuelle prononcé.

- Une femelle fait une ponte de 5 à 15 oeufs, 2 à 12 fois par an (selon conditions) a concurrence de 200 à 500 oeufs dans savie.

- Les oeufs mesurent 1 à 3 millimétres, ont une forme tubulaire et sont blanchâtre et grisâtres.

- Les jeunes sont de couleur très claire et peu visibles à jeun. Un repas de sang est nécessaire à chacun des 5 stades de la croissance, qui durent 3 à 15 jours.

- Elle hiberne en dessous de 13°C

- Voyageuse passive, elle profite du déplacement de piles de vètements, de meubles....

- Bonnes grimpeuses sur paris, mais tient mal au plafond (d'ou cette légende des punaises qui se jettent sur des dormeurs)

- Elle sent la présence d'un mammifère par la chaleur et le gaz carbonique qu'il dégage. Seules les parties découvertes de l'épiderme sont piquées

- Son appareil buccal piqueur-suceur injecte une salive contenant anesthésiant, anticoagulant, vasodilatateur, et enzymes avant de procéder à l'aspiration du sang. 

- Insecte grégaire, elles vient en groupe.

-Très lucifige (la lueur  d'une lampe de poche le fait fuir), elle se réfigie dans la journée :

o Derrière les plinthes, les meubles plaqués contre le mur....

o Derrière les tableaux au mur, les coins de tapisserie décollés, les appliques électriques....

o Entre les lattes du sommier et leur support en plastique...

o Dans les interstices de la structure du lit....

o Dans les trous d'aération et les cordons du matelas.

o Les tringles à rideaux.

o Ourlets des vètements laissés au pied du lit.

o Dans les piles de vétements dans les rangements...

o Derrière ou entre les livres rangée sur une étagère....

o Dans les coduites d'aération, les gaines électriques....

- C'est dans ces endroits très confinés que sont pondus les oeufs et ou se trouvent mues et excréments noirâtres. Les punaises y restent immobiles pendant la digestion, qui peut durer plusieurs jours.

- La faim les fait sortir à la recherche d'un hôte. Elles marchent relativement vite et parcourent  0,6 à 1 mètre par minute.

- Les déplacements actifs atteignant rarement une dizaine de mètres , une faible infestation se circonscrit à quelques mètres autour du lit, bu bas vers le haut.

- Seul un examen minutieux de toutes les possibilités de cachettes permet d'en venir à bout. Lors des infestations importantes, il est courant que plus d'un quart des punaises infestant une chambre  ne vivent pas dans le lit et ses environs immédiats, mais dans les placards, piles de vètements ou de linge de toilette...

Les punaises des nids, pigeons, hirondelles et chauves souris peuvent occasionnellement pénétrer dans les logements au contact deleurs sites de nidification et s'attaquer à leurs occupants. Il est évident que le nettoyage de ces sites (greniers, balcons...) est largement préférable à un traitement qui, de toute façon, est appelé à être continuellement répété.

 

Le réduve masqué (reduvius personatus) mesure 16 à 18 mm et doit son nom à la substance visqueuse qu'il sécrète, qui se charge de poussières et débris divers, ce qui lui donne un aspect très particulier. Cette prédatrice, qui vole, s'attaque essentiellement aux arthropodes qui fréquentent granges et débarras ou se trouve de la nourriture. Nos habitations ne constituent pas un biotope favorable pour elle, bien qu'elle puisse s'y égarer et occasionner des morsures douloureuses.

 

 

Les mites

Mite et larve de mite

- Ce sont des petits lépidoptères (papillons) ternes, de 2 à 2,5 cm, du sous-ordre des hétérocères (néfastes pour l'homme), comprenant les familles des tineidés (teignes) et des pyralidés : 

- Elles sont inféodées à un type précis d'alimentation : graines et leurs farines, fibres naturelle (laine, coton, lin.....)

- La femelle pond ses oeufs dans un substrat dont se nourissent les chenilles après leur éclosion, avant de rejoindre un endroit en hauteur pour tisser un cocon, d'ou sort le papillon adulte.

- Les chenilles ressemblent à des petites vers blancs qui se dirigent toujours vers le haut, pour se fixer et tisser leur cocon.

- Les plus cosmopolites sont :

o La mite de la farine, Ephestia kuehniella, dont les larves se développent dans des grains, semoules, farines, flocons, biscuits, pâtes alimentaires....

o Les mites du cacao et du raisin sec Ephestia elutella et Ephestia Cautella, qui affectionnent le chocolat, les noix et noisettes, les fruits secs....

o La mite des vètements, Tineola bisselliella, qui est en recession depuis que nos vètements et tapis sont en fibres synthétiques.

- La mite de la farine achève son cycle en 20 à 200 jours selon la température et l'hygrométrie. En IAA et milieu domestique, 6 générations par an sont communes.

- Des petites tas de farine oubliés dans un recoin ou sur des surfaces élevées sont ses site de ponte courant.

- Elles hibernent en dessous de 10°

- Le vol simultané d'insectes adultes indique une pèriode d'accouplement et de ponte.

 

 

Les mouches

2.3.6.1  Généralités

- Ce terme de langage courant s'applique à plusieurs insectes ailés et différents ordres. Toutefois, il s'agit essentiellement de diptères, caractérisés par une simple paire d'ailes.

- Il y aurait plus de 100 000 espèces répertoriés. Ce sont les insectes les plus répandus sur la planète.

- Les tailles des mouches courantes en milieux urbain et suburbain vont de moins d'un mm à moins de 2 cm.

- Les moucherons ou petites mouches ne sont pas de jeunes mouches, mais des espèces particulières, ou des mouches mal nourries au stade de larve.

- Certaines mouches sont inféodées à un végétal (arbres fruitiers, légumes, champignons....) à certaines matières de décomposition (excréments, foyers de fermentations, moisissure....); d'autres sont hématophages, omnivores...

- Par leurs rôle de polinisatrices et de recycleuse de déchets, elles participent grandement à l'équilibre biolgique des biotopes terrestres.

- Pas de vol de reproduction en dessous de 10°.

2.2.6.2  Cycle de vie

- Une femelle vie en moyenne 3 semaine et pond de 500 à 1000 oeufs, en 4 à 6 pontes.

- Le cycle de croissance est à métamorphose complète.

- Les oeufs sont pondus sur des matières organiques (saines ou en décomposition)

- Les oeufs éclosent entre 7 heures et 3 jours, selon la température et l'hygrométrie.

- L'asticot qui en sort fait, 5 à 7 jours plus tard, une pupe (sorte de cocon).

- L'imago (insecte adulte), en sortira 2 à 4 jours après.*- Le cycle complet s'achève en 7 jours à 30° et peut aller jusqu'a 6 mois, selon la température et l'hygrométrie.

- Les pupes, formées au sol, peuvent survivre à un hivers doux.

 

2.3.6.3  Nuisances

- Les mouches peuvent générer de l'inconfort dans les habitations et lieux de travail.

- Certaines piquent hommes et animaux domestiques.

- Elles peuvent contaminer de la nourriture saine et donc transmettre des parasitoses et maladies (dysenterie, typhoïde, choléra, gastroentérite, tuberculose....)

 

 


2.3.6.4   Mouches domestiques

- Il est distingué Musca Domestica, qui mesure 7 à 8 mm et la petite mouche domestique; Fania canicularis, qui mesure 4 à 6 mm.

- Ce sont les plus connues et les plus répandues au monde.

- Ont un rayon d'action de plusieurs kilomètres et n'aiment pas le vent.

- - Disposent d'une paire d'yeux à facettes autorisant une vision panoramique très large.

- Peuvent être vectrices de parasitoses (vers intestinaux) et maladies (affections intestinales, notamment)

 

2.3.6.4.2   Drosophiles

 

- Mouche brun-roux de 2 à 4 mm.

- Inféodées aux fruits et leurs dérivés (jus, vins, bières, confitures....)

- La plus courante est la mouche du vinaigre, Drosophila funebris.

- Cycle de reproduction en + ou - 10 jours, pour une vie de 30 jours.


 

2.3.6.4.3  Phoridés

- Petites mouches de 2 à 3 mm, semblables aux mouches domestiques plus grandes.

- Qui ont tendance à s'enfuir en courant plutôtqu'en volant.

- Les plus répandues sont Megaselia scalaris et Megaselia rufipes.

- Mode de vie proche des drosophiles.

 

 

 

 

 

2.3.6.4.4  Mouches de la viande

- Il s'agit des calliphoridés qui sont de grosses mouches bleutées, et vertes et de la mouche à damier.

- Elles mesurent de 6 à 14 mm.

- Elles sont attirées par les matières carnées.

- Sont capables de percevoir, avec une grande précision, une odeur carnée à 8 km.

 

 

 

 

 

2.3.6.4.5  Mouche du fromage

 

- Piophila casei mesure 2,5 à 4 mm.

- Recherche toutes sortes de déchets et les produits laitiers.

- Moins courante que par le passé en industrie laitière.

 

 

 

 

 

 

 

 

2.3.6.4.6   Mouche des greniers

 

- Pollenia Rudis est grisâtre, avec du jaune sur le thorax et mesure 6 à 10 mm.

- Est plutôt campagnarde, car inféodée aux lombrics (elle pond dans leurs tortillons de terre)

- Pollinisatrice.

- Forme de grands groupes (plusieurs milliers); qui se réfigient le soir à l'intèrieur des bâtiments, à l'approche de l'hivers.

- Elle peut hiverner.

- Elle ne s'attaque pas aux denrées alimentaires.

 

 

 

 

2.3.6.4.7  Mouche d'automne

 

- Musca autumnalis ressemble à la mouche domestique.

- Elle est inféodée au bétail ruminant.

- Elle vit en extérieur en été et se met à l'abri en automne.

- Elle peut hiberner et se réveiller dans les endroits chauffés en hivers.

- Selon certains professionnels, il semblerait que les maisons touchées par la mérule attirent particulièrement cette mouche.

 

 

 

 

 2.3.6.4.8  Chlorops grégaire

 

- Thaumatomya notata mesure 2 à 3 mm et est jaune-orange avec des bandes noires.

- Elle vit à la campagne et proloifère lors des automnes chauds.

- C'est un insecte utile : Ses asticots se nourrissent de pucerons de racines.

- Le vent en transporte de véritables nuages, qui sont stoppés par les constructions humaines : il peut ainsi s'en trouver par millions dans les greniers ou sous-toits.

- Elle ne résiste pas au froid.

 

 

 

2.3.6.4.9  Phlébotome

 

- Phlébotomus papatasi est un moucheron méditerranéen de 2 à 3 mm

- Les femelles sont hématophages

- Se cachent dans les habitations dans la journée et reprend son activité en soirée.

 

 

 

 

 

Les moustiques

2.3.7.1  Généralités

 

- Ces culicédés sont des diptères, pourvus d'une seule paire d'ailes et d'un appareil buccal piqueur-suceur.

- Ils ont un corps fin et de longues pattes et mesurent de 5 à 7 mm pour les espèces hématophages communes.

- Ils vivent essentiellement à l'extèrieur, ou ils jouent un important rôle de pollinisateur, puisque mâles et femelles se nourrissent de nectar.

- La majorité des moustiques (plus de 3000 espèces dans le monde) ne piquent pas hommes et animaux.

- Seules les femelles fécondées sont hématophages, afin de subvenir aux besoins des oeufs avant la ponte.

- Ils se retrouvent partout dans le monde, dès qu'un point d'eau, généralement stagnant, peut accueillir une ponte. Les plus fortes densités sont dans les pays chauds.

- Ils sont estivaux dans la nature, mais peuvent vivre toute l'année en ville, notamment grâce aux égouts et à de nombreux points d'eau stagnants : bac à plante, contre pentes.....

- Ils fuient le vent et s'abritent quand il pleut.

- Le sous genre stegomyia regroupe 600 espèces, dont les moustiques hématophages, qui ont tous des rayures sur les pattes.